Publié par : kantreadenn | 1 février 2011

J’aime les livres…


La semaine dernière, j’ai eu l’occasion de discuter avec une postulante aux concours de magasinier et BAS. Elle avait demandé à me rencontrer parce qu’elle savait que je travaille dans une BU.
Dialogue:

Moi: pourquoi voulez-vous travailler dans une bibliothèque?
Elle: parce que j’aime les livres!
M: ah!! vous voulez travailler en bibliothèque municipale!!?
E: non, non. je veux travailler en BU!
M: parce que vous imaginez qu’aimer les livres va vous aider pour travailler en BU???

Je vous fais grâce du reste de la discussion et de la déconvenue de mon interlocutrice.

Mais soyons clairs: aimer les livres ne sert à rien en BU. D’abord, aimer les livres, c’est quoi? Si on aime les livres, on est bibliophile, parce qu’on aime les belles reliures, les beaux cuirs que l’on prend plaisir à caresser…Enfin bref, les personnes qui aiment les livres sont en général des obsédés qui entassent -quand ils en ont les moyens- de magnifiques éditions qu’ils n’ouvriront jamais de peur de les abîmer. Que viendrait donc faire un bibliophile en bibliothèque, qu’elle soit universitaire ou municipale?
Mais peut-être voulait-elle dire qu’elle aimait la lecture? Cela, c’est différent. Cela ne sert toujours à rien en BU, mais en BM, sans doute y trouvera-t-on une utilité si les magasiniers -je sais, ce n’est pas la dénomination, mais je n’ai pas envie de chercher!!- ont la possibilité de conseiller le lecteur. En BU, sans intérêt. A moins que vous ne soyez passionné par ce type de livre:
“Compta finance comprendre, construire et faire parler les comptes”
ou par:
“Thermodynamique et cinétique chimiques”
et que vous les ayez lus, pour pouvoir les conseiller à votre lecteur. (mais si vous êtes seulement capable de comprendre le titre du deuxième ouvrage, que feriez-vous en BU?)

Le directeur de votre futur établissement d’affectation n’est pas spécialement intéressé par votre amour du livre ou de la lecture. Ce qui l’intéresse? Que vous soyez un bon exécutant, apte à se fondre dans une équipe, à faire -bien si possible- le travail qui vous est confié par votre supérieur, à appréhender sans aucune difficulté la cotation Dewey, à utiliser un SIGB boitillant -tout au moins dans son aspect gestion des prêts/retours- participer à des réunions où on pourra éventuellement vous demander votre avis -pour ne quasiment jamais en tenir compte- et surtout ne pas faire de vagues.
Les personnes qui prétendent vouloir travailler dans les bibliothèques parce qu’elles aiment les livres ou la lecture n’ont sans doute jamais encore ouvert la “bible” des concours, j’ai nommé:
“le métier de bibliothécaire”
Sinon, elles sauraient ce qu’il est vraiment nécessaire de connaître -à défaut d’aimer- pour travailler en bibliothèque? Enfin, surtout pour avoir une chance de réussir le concours qui permettra de travailler en bibliothèque.
Elles auraient découvert dans cet ouvrage de références les lois et décrets qui régissent l’existence des bibliothèques, les textes qui déterminent les statuts de la catégorie à laquelle elles vont appartenir, les différentes parties dont est composé un livre -ne me demandez pas, j’ai oublié depuis le lendemain du concours- etc….
Elles n’ont jamais lu les comptes-rendus des concours des années précédentes, parce qu’elles auraient découvert qu’on pouvait leur demander d’organiser le déménagement de toute une section d’une bibliothèque fictive, d’en expliquer le déroulement, la durée, de déterminer le nombre de magasiniers nécessaires, d’organiser les emplois du temps parce que les autres sections restent ouvertes, et de rédiger une note à leur chef de service pour lui expliquer tout cela -il fait quoi lui, pendant ce temps? Toutes choses que, à ma connaissance, on ne demande jamais à un magasinier dans une bibliothèque, enfin, dans une vraie.
Et cela, c’est à l’écrit. Et si elles réussissent, elles vont se retrouver à l’oral, -fait-on encore faire du classement manuel de fiches cartonnées à l’oral?- devant un jury de trois personnes qui vont leur poser des tas de questions après qu’elles se sont présentées -les candidates, pas les membres du jury!!
Et si elles viennent de Savoie, elles auront peut-être l’occasion de tomber sur un membre du jury qui aime beaucoup demander aux Savoyards -d’origine ou non, d’ailleurs- si, oui ou non, il y a une bibliothèque classée en Savoie et pourquoi. Élément essentiel à connaître quand on veut travailler en bibliothèque! D’autant plus qu’elles ont tout de même peu de chances d’être affectées en Savoie.

P.S. 1:quand j’ai postulé à mon premier poste -magasinier de bibliobus- la directrice de la BCP m’a demandé pourquoi je voulais travailler en bibliothèque. Je lui ai répondu que j’adorais lire [eh oui…]. Elle a beaucoup apprécié ma réponse. Mais c’était une bibliothèque où les magasiniers pouvaient communiquer avec les lecteurs, leur dire ce qu’ils avaient aimé. Évidemment depuis que je suis en BU….mais j’aime toujours lire…

P.S. 2: quand j’ai passé le concours de magasinier en chef -c’était la dénomination avant magasinier principal- la seule femme du jury, apprenant lors de ma présentation que je m’étais arrêté de travailler pour être “père au foyer” pendant quelques années, m’avait bombardé de questions sur cette activité, sans quasiment laisser ses collègues ouvrir la bouche. J’ai du lui plaire puisque j’avais obtenu une excellente note à l’oral -et le concours!!! Et c’est grâce à mes réponses sur l’utilisation des couches-culottes et la préparation des repas, qu’on a jugé que je ferai un magasiner en chef correct!!!

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Responses

  1. Je vais être un peu retorse : à mon avis, il ne faut pas aimer seulement les livres pour faire ce métier mais on ne peut pas faire ce métier si on n’aime pas aussi les livres 😉

    Le problème est que nous avons souvent à faire à des gens qui n’aiment que les livres, en lieu et place des gens, de l’informatique, etc, etc.

    • @liberlibri:
      ben je ne sais pas pour vous, mais je connais des professionnels de bibliothèque qui ne lisent pas!!! Et même certains d’entre eux n’aiment pas les gens -apparemment- l’informatique, etc… mais que font-ils là? Ou: que fais-je là?

  2. J’ai lu (je lis et je lis encore) le métier de bibliothécaire (je prépare les concours), mais je souhaite tout de même travailler dans ces domaines car j’aime les livres (les textes, pas les reluires) et aussi lire.
    Je suis une formation de bibliothécaire où les gens n’aiment même pas lire, ils auront plus de chance que moi de bosser en bibliothèque alors ? C’est un peu triste….

    • @Delphinesbooks : pour te rassurer, quand j’étais en DUT métiers du livre, beaucoup de mes condisciples aimaient les livres. Le problème, c’était le mépris affiché de certains pour tous les cours techniques. Je pense que ceux-là seront très malheureux dans leur métier qui est fait de beaucoup de technique et de peu de livres. C’est pour ça, je crois, que les professionnels se méfient de ces personnes-là, qui voient souvent dans les livres un refuge plus qu’un métier.

  3. @Delphinebooks: pas forcément plus de chances mais en tout cas pas moins. Doit-on le regretter? Je ne sais pas. Après tout si on aime les livres, et/ou lire, on peut aussi ouvrir une librairie. ;))

  4. Cela me rappelle ce que j’ai pu lire ces dernière années. Pour ma part, c’est clairement ce qui m’a amené vers les bibliothèques. Avant d’ouvrir la Bible, j’avais pris conscience que cela n’avait rien avoir avec le métier. Bizarrement, cela ne m’en a fait que plus l’apprécier. Par contre, indiquer cela durant les entretiens ne me sert à rien. Je vais étudier la question des couches-culottes, ca me parait rentable ^^
    Cela me rappelle aussi qu’il faudrait que je relise la Bible du ‘thécaire pour la semaine prochaine… Par contre, ce que tu indique sur l’inutilité des exercices demandés aux concours ne fait que confirmer ce que je pensais… Ce n’est pas pour me motiver…

    • @Tredok
      L’honnêteté oblige à préciser que les magasiniers et les BAS -dans une moindre mesure- sont des exécutants. Si certaines BU confient à ces personnels des tâches autres que celles d’exécution, tant mieux, mais il semble que ce ne soit qu’une minorité, ou alors c’est parce que arrange…
      Par contre, on peut trouver -je l’ai fait- d’autres motivations pour travailler en BU -tout en gardant le goût de la lecture. Je n’ai pas dit qu’à priori il n’était pas intéressant de travailler en BU. Il faut juste que les postulants sachent ce qui les attend.
      Ceci dit, reste motivé. Et bon courage pour les concours.

  5. Le titre du billet m’a fait sourire, car j’ai immédiatement vu de quoi il allait parler :). Oui, dans un entretien de recrutement, quand on me dit « je veux travailler en bibliothèque parce que j’aime les livres », il est certain que l’entretien est mal parti, parce que je déteste décevoir de futurs-potentiels collègues… parce qu’ « aimer les livres » et les voir déchiquetés par des troizans hilares, en général ça ne va pas ensemble. « Aimer les livres » et pilonner sans remords des Quid… Aimer les livres, mais quand on doit animer un atelier multimédia (qui n’est pas réservé qu’aux gens qui aiment l’informatique, c’est vrai, quoi : un atelier « découvrons la littérature sur le web », ça relève… des acquéreurs en littérature !).

    Quant à l’activité de père au foyer, je la trouve moi aussi extrêmement intéressante : être au foyer, c’est être gestionnaire de budget, chef d’équipe, tenir un planning serré, être conteur, savoir désamorcer les conflits etc. J’aurais sûrement insisté là-dessus aussi :).

    Et pour les épreuves démodées… c’est quelque chose que je ne me prive jamais de souligner dans les cours en IUT, hinhinhin.

    • @claire_h
      gast -comme on dit chez moi- me voilà démasqué!!!
      et ravi de voir que la « profession » de père au foyer peut être un réel plus pour travailler en bibliothèque
      Avis aux amateurs!!!
      😉

  6. Bonjour,

    Ne pas aimer les livres ???

    Les classer, les ranger,
    Savoir où ils se cachent, avec quels copains ils se cachent.
    Savoir où les placer pour qu’ils soient vus.
    Les habiller, les équiper, les chouchouter quand ils ont un bobo…

    Jeter une larme (?) quand ils doivent partir à la retraite, ou à la poubelle après une vie bien vécue.
    Se demander pourquoi celui-là n’a pas eu sa chance et le pilonner sans état d’âme (vraiment ? un livre qu’on a choisi, sélectionné à la place de dix autres ?).

    Et on dit qu’il ne faut pas aimer les livres ? 🙂

    Ah, lire les livres ???

    Ben si, c’est important aussi.

    La vitesse de lecture essentiellement.
    Ça aide bien pour lire les résumés ou pour diagonaliser les blogs et autres informations de la profession ou des éditeurs. 😉

    La vitesse de lecture encore, pour repérer au premier coup d’oeil l’important d’un texte et l’accessoire (comme on remarque un livre abîmé rien qu’à sa tenue dans les rayonnages ou rien qu’en écoutant craquer sa reliure en le feuilletant)

    Lire pour l’écriture, pour le vocabulaire tout autant (Cf. les renvois vers les autorités matières, les formes rejetées).
    Vocabulaire dont on remarque l’importance et les nuances lors des « trouvailles » sur les moteurs de recherches, et/ou lorsqu’il faut répondre à la demande, bien des fois parcellaire, d’un usager.

    Bien sûr qu’il faut lire…

    Et lire vite.

    Pas pour son plaisir, pour le plaisir et la satisfaction des autres.

    En plus, c’est le tonneau des danaïdes, chaque année X centaines de livres (oui, centaines avec un s) qui entrent dans la collection (sans parler d’Internet) pour une capacité personnelle de lecture de combien ? Même en lisant vite.

    Pour finir, c’est comme celui qui fabrique des Mars ou des Bounty à la chaîne, comme le goûteur de vin professionnel, et comme d’autres professions culinaires… on se goinfre au début, et puis le côté professionnel prend le pas. On ne « goûte » plus pareil.

    Alors, pour ceux qui veulent garder, intact, leur plaisir de lire, travailler en bibliothèque, ce n’est pas la bonne option.

    Et c’est sans doute encore plus vrai en BU, où le didactique académique est roi. Et les livres d’exercices plus nombreux que les autres.

    Donc, c’est sûr « aimer » lire, ce n’est pas une très bonne option pour travailler en bibliothèque.

    Il vaut mieux aimer murmurer aux oreilles des livres. (*) 🙂
    A ceux qui les lisent (uti-lisent en BU)

    Bien cordialement
    B. Majour

    P.S. :

    A noter que :

    – Lire vite ça aide pour les études, et un cours de lecture rapide devrait être systématiquement proposé en début d’une formation en bibliothèque.

    – Le nom actuel d’un catégorie C en BM, c’est adjoint du patrimoine. On a gagné deux lettres sur le mot agent. Plus qu’à trois lettres du mot magasinier. 😉

    et

    – On ne dit pas j’aime les livres, mais j’ai la passion des livres. A vous d’argumenter sur le mot passion.

    Elle pourrait s’entendre comme…

    (*) Un murmure du style : T’es où ? T’es où ? T’es Où ?… Grmmbl… si je te retrouve, toi – tu vas voir ! – tu pars direct au pilon !

    Qui aime bien, châtie bien !

  7. @B. Majour:
    je n’ai pas dit qu’il ne fallait pas aimer les livres. Je prétends que ce n’est pas indispensable (utile?) pour travailler en BU.
    Bien sûr qu’il faut lire!!!!
    Désolé mais je dis « j’aime les livres », « j’aime lire ». Et ce n’est pas la même chose du tout. Un livre ne me passionne pas, la lecture d’un livre peut me passionner, ou pas. La passion du livre peut mener à l’obsession, (voir bibliophile) la passion de la lecture peut mener à une nuit blanche. Et dieu sait si j’en ai connu et j’en connais encore!!!
    merci pour votre commentaire

  8. Re bonjour Alain.

    Tu veux dire que la personne de ton exemple aimait le livre pour le livre ?
    Pour l’objet papier ?

    Plus que pour le contenu ?

    Effectivement, de ce point de vue, en BU (et même en BM) je plains sérieusement celui qui devient bibliothécaire pour ça. 🙂

    C’est même carrément fou pour un bibliophile, qui n’ouvrirait pas une magnifique reliure sous peine de la plier. Quand il verra le moindre enfant ou étudiant s’en emparer, il va hurler à la mort…
    (Je passe sous silence les adultes qui mangent au-dessus de leurs livres, ou qui les emmènent à la plage, si, si, j’ai des preuves :-))

    Il va hurler à la mort, et démissionner. De toute façon, rien que la visite d’une bibliothèque ne peut que le mettre à mal… Les livres prêtés vivent.

    C’est pour cette raison que je n’imagine même pas qu’aimer l’objet livre pour l’objet livre soit possible en bibliothèque de prêt.
    Pour son côté pratique, écologique impact zéro énergie après fabrication, odeur, etc., soit !

    Mais juste pour l’amour bibliophilique du livre. (!)
    Mieux vaut devenir libraire de luxe, c’est plus sûr.

    Reste que : « j’aime les livres », c’est effectivement une réponse pleine de sous-entendus pour un bibliothécaire qui se demandera toujours : vais-je devoir prendre une batte de base-ball pour lui faire lâcher ce livre lors du pilonnage annuel ? :o)

    Bien cordialement
    B. Majour

    • (re) bonjour

      Tu veux dire que la personne de ton exemple aimait le livre pour le livre ?
      Pour l’objet papier ?

      Ben oui… entre autres raisons
      Remarque: j’aime tellement les livres que je suis content quand un lecteur en emprunte un. Surtout quand c’est de la littérature. Parce que ceux-là, le plus souvent, ils les empruntent pour le plaisir de la lecture. Il est vrai que ce plaisir était beaucoup plus intense et fréquent quand je travaillais en lecture dite « publique ».
      Cordialement
      Alain

  9. Petite anecdote : lors de mon 1er entretien pour un stage, on m’a demandé carrément : « aimez-vous les gens ? ». Je savais qu’il ne fallait PAS aimer les livres, jamais, sous aucun prétexte, mais si j’avais su qu’en plus il fallait aimer les gens, c’est sur j’aurais choisi une autre filière…
    En BU, pour ne pas passer pour un total blaireau incapable de renseigner un lecteur quand l’OPAC est en panne, il faut un minimum s’intéresser au contenu des livres (et des autres sources d’information, certes).
    Mais c’est sur qu’il y a une différence entre aimer, s’intéresser, et connaître.

    Totalement d’accord avec vous sur les épreuves demandées au concours de mag.
    Mais les épreuves de BAS, c’était pas mal non plus, du moins quand je l’ai passé (le catalogage papier, le renseignement « fictif » sans un outil sous la main, etc.)

  10. […] raison : si depuis longtemps le bibliothécaire n’est plus une personne qui aime les livres, si on ne peut se contenter de le définir –  je l’ai entendu – comme une […]

  11. J’ai déjà traité ce thème à deux reprises, mais cela reste, malheureusement, d’actualité.

    http://infodocbib.free.fr/index.php/2011/01/pourquoi-travailler-dans-une-bibliotheque/

    If you want to work in libraries :
    Ce ne sont pas que des livres
    Ce sont d’abord les gens
    Ce sont aussi les technologies
    Vous devrez passer des diplômes
    Vous aurez du mal à trouver un poste
    Les médias sociaux sont vos amis
    Vous devrez vous battre contre l’image de votre métier
    Vous devez aimer le changement
    Vos passions peuvent vous servir
    Bibliothécaire, c’est un tas de métiers en un seul
    […]
    […]« Ah quelle belle vie, dit-il, on est là, on lit tout ce qu’on veut avec une très grande tranquillité »
    Certes, le plus beau des métiers, c’est d’être bibliothécaire, je suis d’accord. Mais le bibliothécaire qui passe son temps à lire derrière sa banque de prêt, au point de devenir l’érudit local la retraite venue, est-ce que c’est encore cela, être bibliothécaire aujourd’hui? Il y a belle lurette que la BNF n’est plus dirigée par des érudits à la retraite (mais je reconnais que c’était encore le cas dans les années 40′). A maintenir cette idée dans l’imaginaire collectif, on ne sert pas la profession.

    […]A l’ENSSIB, on nous répétait à longueur de journée qu’on ne devait pas devenir bibliothécaire parce qu’on aime la lecture, car on n’a pas le temps de lire dans le cadre de notre travail (du moins pas cette lecture-plaisir dont parle le Général en 1942).

    […]Pour laisser libre court à votre amour de la lecture, préférez être simple lecteur dans votre bibliothèque préférée. Inutile de passer de l’autre côté de la banque de prêt. A moins que vous n’ayez d’autres raisons de le faire : attachement à un service public qui fasse sortir des sentiers battus de la grande distribution, accès de la culture pour tous sur tous supports, aptitudes pour la médiation, échange avec des usagers de tous ages, de tout milieu social…

    PS1 : Thermodynamique et cinétique en chimie, c’est du programme Deug 1 sciences (aujourd’hui on dit Licence 1). Je me rappelle encore vaguement ce que c’est. On peut avoir eu une vie avant ses études en « sciences » info-doc.

    PS2 : Yves Alix (coordinateur de notre bible Le Métier de bibliothécaire édition 2010) lui-même affirme qu’il n’est pas indispensable d’aimer les livres (Livres Hebdo n°809).

    • Demat ha trugarez, tad kozh bihan!!!
      il y a plein de choses très justes dans votre commentaire, et il y en certaines, mêmes si elles sont justes, avec lesquelles je ne suis pas d’accord. je ne ferai pas plus long ici, parce qu’il me semble que cela nécessite des explications claires et qu’un commentaire s’y prête mal. A suivre donc, dans un prochain artcile.
      Trugarez mad ha kenavo
      Kantreadenn

      • Merci pour la langue bretonne. Mes billets comme dans tous les blogs sont faits pour susciter des réactions. Je reste ici sur ma faim pour l’instant, mais j’ai hâte de lire l’article!

  12. […] qu’on le répète ici, la, la et là, en bibliothèque, l’amour des livres n’est rien, le contact avec les […]

  13. […] https://magbu.wordpress.com/2011/02/01/jaime-les-livres/ […]


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