Publié par : kantreadenn | 7 mars 2011

Ah!!! qu’elles sont jolies…


…nos BU!!!
Ou les idées que s’en font les étudiants et la manière qu’ils ont de les aborder. Il existe en ce moment un témoignage de première main, un blog tenue par une nouvelle étudiante de Lille III, qui débarque à la fac et découvre, entre autres bâtiments et usages débilitants- la BU de son campus.
Vous pouvez lire ses impressions ici: comment se passe…
La description de la BU sent la chose vécue.
Extraits:

Vous l’aurez compris, il s’agit ici de la salle de travail de notre fabuleuse bibliothèque universitaire. Et cette salle est tout sauf une salle de travail !
vous voudrez soumettre une idée, vous pourrez alors élever la voix pour vous faire entendre sans que cela ne gène personne. De toute façon entre les debriefings du coup du samedi soir, et les ragots sur le dernier film trop génial de Twilight, personne ne vous entendra !

Quant à l’accueil et les procédures pour emprunter un livre, elle a du s’inspirer de Kafka!!

Extraits:

Il y règne une odeur poisseuse qui, vous êtes sûr, vous collera à la peau pour le reste de la journée.
ah non, ça doit être pour les livres [elle parle du portique de détection]. Les sortir de leur sanctuaire sans autorisation serait digne du booknapping, et ça jamais on ne vous le pardonnera. Vous serez alors radié de la BU, puis convoqué au secrétariat…
« la salle de prêt est en bas, il faut descendre ».
votre carte de BU, que l’on vous a fait au premier étage au bureau sur la gauche

Elle a mis en exergue de son blog:

Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.

Tout est fortuit dans la vie! Je lis certaines de ses descriptions et j’ai la sensation qu’elle me tend un miroir dans lequel je peux voir ma BU, et tant d’autres…
Bien sûr certains détails diffèrent, mais dans l’ensemble toutes ces BU se ressemblent.
Cela me fait déjà peur. Mais il y a pire.
L’idée que se fait de la fac, de la BU, cette étudiante me fait encore plus peur.
Les sensations qu’elle éprouve en allant de bureau en bureau sur le campus, de bureau d’accueil en banque de prêt à la BU, me font encore plus peur. Parce que c’est nous, les “professionnels” des bibliothèques, qui créons l’environnement qui est -ou non- propice à ces angoisses, ces peurs, qui l’assaillent, qui les assaillent.
Est-ce là la manière dont nous devons agir, dont nous devons nous comporter? Et pour aller plus loin: même si nous sommes persuadés que notre BU est la BU idéale -je parle là en théorie, bien évidemment, je ne parle pas d’une BU en particulier- que savons nous de la perception qu’en ont les étudiants qui la fréquentent? En parlons-nous avec eux, avons-nous des retours d’impressions, avons-nous fait des enquêtes pour avoir ne serait-ce qu’une idée du ressenti ne nos lecteurs?

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Responses

  1. Bonjour
    merci de nous faire découvrir ce témoignage.
    Je préfère ne pas commenter chez elle, de peur qu’elle n’ose plus écrire sur les BU en voyant à chaque fois débarquer une horde de bibliothécaires venant défendre le pain quotidien. Car le témoignage est intéressant

    Mais tout de même, l’ensemble est assez accusatoire pour la BU, pourtant il y a une part d’injustice
    1. L’odeur poisseuse du portique et l’odeur fétide des toilettes — pb de budget ? bataille permanente avec les femmes de ménage ?
    En tout cas je doute que les agents eux-mêmes apprécient de travailler dans ce cadre, donc qu’on puisse les incriminer.

    2. elle conteste l’utilité du portique anti-vols.
    Cela dit, n’ayant pas de carte pour emprunter l’ouvrage elle a trouvé la parade : planquer le bouquin au mauvais endroit (rayon Philo plutôt qu’Histoire). Peut-on en conclure que s’il n’y avait pas eu le portique, elle aurait embarqué le livre (et l’aurait évidemment rendu 15 jours plus tard, cela va sans dire).
    Solution technique : exporter les bases Apogée et Harpège dans le SIGB pour que tout étudiant soit d’office inscrit à la bib.
    Mais l’Université est-elle capable de cela (ça implique une propreté des données, des fonctionnalités d’export, sur lesquelles la bibliothèque n’a pas toujours la main) ?
    Ou autre solution plus « humaine » : le bibliothécaire proposant à l’étudiant n’ayant pas de photo d’identité sur lui « Si vous voulez, on vous le et de côté 24h ».
    Ça évitera que l’étudiant se le mette de côté tout seul…

    3. Elle peste contre le bruit des autres étudiants.
    Je pense que si les bibliothécaires s’efforçaient de le faire diminuer, elle ferait comme tous les autres étudiants : elle pesterait contre les bibliothécaires qui vous disent « silence » à tout bout de champ.

    (un peu comme un lecteur râlant contre les tables grasses et pleine de miettes, mais râlant aussi contre les bib qui empêcheraient de manger et de boire en BU. Paradoxal donc impossible ?)

    Au final, quelle leçon en tirer ?
    A mon sens, tout part d’une impression d’ensemble, qui est : la BU n’est pas accueillante et chaleureuse.
    Donc avec du personnel souriant, le même récit aurait peut-être eu une version complètement différente.
    Enfin, il me semble que débarquer dans une université, c’est forcément impressionnant. Dans deux semaines ou un mois, tout cela sera devenu bien familier.

    • Bonjour et merci de ce commentaire.
      En ce qui concerne les procédures d’inscription, j’ai un peu de mal à comprendre comment cela fonctionne à Lille 3. Chez nous, les fichiers info des étudiants sont automatiquement versées sur notre SIGB. Quand un étudiant vient à la BdP il est dans la base, sauf erreur rare.
      Je ne suis pas certain qu’elle conteste le portique anti-vol, elle semble plutôt surprise qu’on puisse envisager de voler un bouquin à la BU. Ou je me trompe?
      Mais je partage votre idée de « solution plus humaine » qui est à mon avis, la solution à -presque- tous les problèmes, de procédure ou relationnels.
      Cordialement
      Alain

  2. Mouais. Proposer une carte de BU sans photo, ce n’est pas un problème de budget. C’est juste ajouter un bâton dans les roues des étudiants de L1. A Lille 3 comme ailleurs.

    • Bonjour
      proposer une carte de BU? Mais pourquoi faire une carte de BU alors qu’on peut très bien -nous le faisons- utiliser leur carte d’étudiant -qui a déjà une photo, elle. Mais on peut imaginer que d’aucuns persistent à penser que la fac en général et la BU en particulier doivent être les éléments d’un parcours du combattant.
      Cordialement
      Alain

      • J’ignore tout de la situation à Lille.
        Mais je sais qu’il y a des universités où on peine à faire imprimer un code-barres sur la carte étudiant, parce qu’après tout, ce n’est vraiment que pour la bibliothèque qu’il sert, ce code-barres…
        Si pas de CB, il faut une carte supplémentaire (ou tout passer en RFID : avec double-lecteur : une douchette pour les CB des ouvrages, un lecteur RFID pour les cartes lecteurs). Bref, j’ignore quels sont les chantiers là-bas…

      • Bonjour
        « ce n’est vraiment que pour la bibliothèque qu’il sert, ce code-barres… » tout à fait vrai. D’abord on s’en aperçoit à voir avec quelle « décontraction » les personnes chargées de créer les cartes découpent ces code barres, de telle manière que nous ne pouvons les lire avec la douchette.
        Mais ça facilite bien la vie à la BdP et cela limite -un petit peu- la multiplication des cartes.
        Cordialement
        Alain

      • oui, la carte multiservice, c’est la solution.

  3. Bonjour Lully,

    Vous pouvez venir commenter chez moi, je ne m’arrêterais pas pour autant ! Je souhaiterais travailler en bibliothèque, c’est bien pour cela que je m’intéresse ici à celle de Lille3.

    Tout d’abord, un point sur l’odeur. Je suppose que vous connaissez tous cette sale impression quand vous rentrez dans une salle de cours à 17h, je suis désolée de le dire mais : elle pue. La BU c’est un peu pareil, la salle de travail est un lieu où des meutes d’étudiants travaillent (parfois) et donc forcément, cette odeur reste. Mais ce n’est aucunement la faute aux bibliothécaires et au service d’entretien, d’ailleurs, en montant au premier étage, on ne sent plus rien !

    Sachez aussi que jamais ô grand jamais je ne volerais un livre ! Je voulais faire ici, une petite référence à mon ami DoyouBnf qui écrivait il y a quelques temps un billet sur la manière de garder ses livres pour le lendemain. Le portique est à mon sens un passage obligé et nécessaire, auquel tout étudiant qui a l’habitude de fréquenter les bibliothèques est habitué 🙂

    Pour le bruit, le soucis c’est qu’en salle de travail, nous sommes totalement libre. Aucun personnel pour nous « surveiller ». Un vigile qui passe de temps en temps (à ce moment précis tous les étudiants rangent leur sandwich et leur bouteille d’eau). Mais grande surprise, ce même vigile discute avec nous, souriant, sur nos études. Il est plus un grand ami, qu’un méchant bibliothécaires ! Ce n’est pas plus mal, mais en dehors de ses visites, la salle de travail ressemble beaucoup au café du coin… sauf que là nous avons le wifi (parfois).

    Pour vos idées de cartes étudiants à la place de la carte de BU… Vous n’imaginez pas à quel point cela nous serait utile, ça m’éviterais de l’oublier à chaque fois…

    Merci pour vos commentaires, en espérant que mon blog ne vous a pas gêner, je n’ai jamais eu l’intention de remettre en cause le travail des bibliothécaires.

    • Bonjour et merci de votre réponse.
      Pas d’inquiétude, votre blog ne nous gêne pas , bien au contraire. Il est toujours intéressant d’avoir le point de vue des lecteurs.
      La BU qui a des salles qui puent, c’est effectivement une réalité. Chez nous c’est la -petite- salle des périos droit qui en fin de journée, en hiver, nous oblige à retenir notre respiration Mais comment ouvrir les fenêtres quand il fait -5 dehors?
      La solution pour garder un livre de côté est très connue des bibliothécaires aussi. Nous essayons d’y remédier mais les étudiants arrivent à faire preuve de beaucoup d’imagination!!!
      N’hésitez pas à lire les blogs des bibliothécaires et à les commenter -et pourquoi pas celui-ci- et bon courage pour vos études. Et qui sait, peut-être à un de ces jours de « l’autre côté ».
      Cordialement
      Alain

  4. Bonjour,

    Pour les cartes de bibliothèques, c’est vrai que la carte étudiant avec CB et versement des données Apogée dans le SIGB, c’est rapide et ça fait gagner beaucoup de temps à tout le monde.
    Reste la possibilité de lire les CB sur un smartphone que je trouve intéressante http://www.swissarmylibrarian.net/2011/02/08/scanning-library-cards-on-smartphones/
    Une bibliothèque aurait-elle déjà testé?

  5. Le truc inquiétant aussi, c’est que c’était exactement pareil il y a 10 ans, le wifi et les baladeurs MP3 en moins. Donc aucun progrès en 10 ans. Y a t-il encore au rez de chaussée cette fameuse « BDB », la « Bibliothèque des bibliothèques » ? Où l’ont trouvait tout le fonds pro en info-doc, et accessoirement un fonds de romans ados, où j’ai pu enfin lire tout ce que j’avais certainement fui pendant mes années collège-lycée. Merci pour ce quart d’heure nostalgique…

  6. J’aurais appris par un bruit de couloir qu’il y avait, plus de dix après le passage au 21ème siècle, une (peut-être des ?) BU qui ne récupère pas les données Apogée, et dont la carte lecteur/trice n’est pas la « Carte Etudiant(e) », éventuellement « multiservices », que je n’y aurais pas cru.
    Eh si, c’est possible; mais probablement très minoritaire, j’allais dire : résiduel. Non ?
    Cela a l’avantage d’aider à relativiser son propre quotidien, jamais à la hauteur de ses espoirs, même si on n’est nulle part à l’aube de prendre la voie royale du « learning center », même « à la française ».
    Sauf sur le Plateau de Saclay, peut-être ?
    😉


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