Publié par : kantreadenn | 2 avril 2011

Etre ou ne pas être…


…bibliothécaire?

[Précision : j’hésitais à faire paraître ce billet. Parce qu’il me semblait trop plein d’amertume, parce que certains allaient se sentir visés, parce que…parce que… En fait, j’étais quasiment sur le point de le supprimer quand j’ai lu le dernier (?) billet de D. Bourrion. Je me suis dis qu’il en fallait encore quelqu’un qui continue à « gueuler »!!!]

Alors le voilà dans son intégralité..

Dans de nombreux articles de blog, dont certains sur celui-ci, la remarque a été faite qu’aux yeux du public, les différentes catégories et dénominations de notre métier ne voulaient pas dire grand chose. Et du coup, qu’il était plus simple d’utiliser un terme unique, et de nous dénommer toutes et tous « bibliothécaire ». Ce qui a le mérite d’évacuer toute différenciation et de simplifier la relation avec nos lecteurs.

Mais, du même coup, nous avons tendance -du moins dans les blogs professionnels, et même parfois entre nous- à nous qualifier de bibliothécaires. Et j’ai l’impression que cette généralisation induit des quiproquos, des incompréhensions. Nous sommes tous bibliothécaires, mais tous les bibliothécaires ne le sont pas de la même façon.

Tout d’abord parce que nous n’avons pas les mêmes tâches. De par par nos statuts, bien sûr, mais également de par une différenciation entre des tâches dites intellectuelles, et d’autres dites manuelles à laquelle sont très attachées nombre de A et de B. Bien sûr il y a des bibliothèques où ces différences se font moins sentir -chacun d’entre nous peut sans doute citer un magasinier qui fait du catalogage, ou une BAS qui fait de la banque de prêt.

Ensuite, parce que nous n’arrivons pas tous dans les bibliothèques pour les mêmes raisons.

Même si c’est moins le cas aujourd’hui, les magasiniers, pour qui l’accès au concours ne nécessite aucun diplôme, viennent plus dans la fonction publique pour avoir une situation stable et un métier intéressant. et même si les jeunes qui arrivent ont des motivations différentes et des diplômes supérieurs, ils entrent tout de même dans la profession en devenant magasinier parce que c’est une sécurité et qu’ils pourront passer les concours avec plus de sérénité. [Je précise que cette analyse n’est pas une critique et qu’elle ne vaut sans doute pas pour tous les magasiniers].

Les A et les B,

dont l’accès aux concours est indissociable d’un certain niveau d’études:

  • BAC + 2 et DUT ou DEUST métiers du livre (externe) pour les BAS
  • BAC +3 (externe) pour les bibliothécaires

y viennent pour des raisons tout à fait différentes. La plupart des BAS ont fait ce cursus pour travailler en bibliothèque,

Nous sommes donc en présence de deux catégories dont les cursus d’apprentissage, et sans aucun doute, les motivations pour faire ce métier, sont vraiment différentes. Et même s’il allait de soi qu’en aucun cas je ne pouvais me considérer bibliothécaire comme le responsable de la BU, je me rends de plus en plus compte, vis à vis de mes collègues B ou A, et vis à vis des commentaires ou des articles que je peux lire -et j’en lis beaucoup- que la différence entre nous ne tient pas à quelques points de détail, mais parfois forme un véritable fossé entre le monde des bibliothécaires (AS ou pas) et celui des magasiniers [ce n’est pas par oubli que je ne parle pas des assistants, mais je n’en ai aucune expérience. Il n’y en a pas chez nous]. Et je ne parle pas là de salaires et/ou de primes. Je parle d’une approche catégorielle de la profession qui fait que, quelles que soient les relations que l’on puisse avoir, quel que soit le respect dont on peut faire preuve envers nous, les tâches ne peuvent rester que catégorisées, et que évoquer une autre possibilité est souvent pris comme une véritable agression.

Ce fossé se forme aussi par les différences des cursus d’apprentissage. Un exemple?

Je citais, dans un de mes articles, un titre d’ouvrage qui me paraissait obscur, et je disais de manière ironique que si on comprenait ce titre, on pouvait peut-être aller faire un autre métier. C’était une erreur de ma part, parce qu’un commentaire m’a fait comprendre que mon ignorance était une ignorance de magasinier n’ayant pas fait de “vraies” études universitaires, alors qu’un A ou un B pouvait reconnaître d’entrée un ouvrage destiné au Licence 1 de sciences.

Bibliothécaire, un magasinier? Non, en fait, pas vraiment. Même si cela peut faire plaisir à certains d’entre nous de s’entendre dénommer ainsi. Je me sentirai bibliothécaire -nous nous sentirons?- le jour où l’on reconnaîtra que mon -notre- expérience, mes -nos- acquis professionnels (formation, autoformation) peuvent tout à fait pallier à mon -notre- manque de diplôme.
Quant je parle de mon métier à non professionnels, je suis bibliothécaire -parce que plus simple. Dans le monde professionnel, je suis magasinier. -je ne précise même pas “principal” quel intérêt?

Et pour en finir:
Dans un commentaire, un de mes lecteurs reprenaient une partie d’un article qu’il avait écrit sur son blog

Je lui ai répondu que même si j’étais d’accord avec certains points, il y en avait d’autres sur lesquels j’étais en désaccord ou auxquels il me paraissait nécessaire d’ajouter quelques précisions.
En italique, les citations de son commentaire:

Ce sont d’abord les gens
qui veulent des livres et des professionnels capables de les aider à les trouver, i.e. des BAS au renseignement bibliographique, et pas des magasiniers à la banque de prêt, qui ne sont pas formés (!) et dont ce n’est pas le métier.
Ce sont aussi les technologies
dont il faut savoir se servir, bien sûr, mais aussi savoir transmettre ce savoir. Et là encore des BAS, parce que la manipulations des BD, ce n’est pas du ressort des magasiniers. [Curieusement d’ailleurs, ils peuvent participer à des présentations ou à des formations sur ces mêmes BD]
Vous devrez passer des diplômes
ah? ah! pour devenir (un vrai?) bibliothécaire. Pourquoi, ce n’est pas “honorable” de rester magasinier?
Les médias sociaux sont vos amis
ah ah!!!!
Vous devez aimer le changement
ah ah!!!! Si cela signifie “mobilité” j’ai passé l’âge, mais si cela signifie évolution de mon travail ,de la bibliothèque, des mentalités, des outils, alors là je suis pour.
Vos passions peuvent vous servir
ben oui, mais une de mes passions, c’est la lecture…

Il y a belle lurette que la BNF n’est plus dirigée par des érudits à la retraite
Il me semble qu’à part certaines catégories de personnes -souvent des responsables d’établissement- il a rarement été demandé d’être érudit pour travailler en bibliothèque. Et pourtant, l’érudition -qui devrait être le but de tout le monde- n’est pas un mauvais outil pour faire le travail que nous faisons.

le bibliothécaire qui passe son temps à lire derrière sa banque de prêt
Si cette remarque s’adresse à toutes les bibliothèques, il serait bon de rappeler que dans nombre d’entre celles qui sont universitaires, il n’y pas -ou si peu- de A et de B derrière les banques de prêt. Par contre il y en a derrière les banques d’accueil, et qui lisent. Pas de la “lecture-plaisir- bien sûr, mais Livres Hebdo, revue professionnelle incontournable de la profession.

attachement à un service public qui fasse sortir des sentiers battus de la grande distribution
cela me chagrine de penser que certaines personnes -des professionnels en particulier- en sont encore à considérer nos bibliothèques -toutes imparfaites qu’elles soient- comme des entreprises de grande distribution, où l’on se contenterait de fournir du document à la chaîne, sans aucune personnalisation. Même chez nous, bibliothèque imparfaite s’il en est, la seule ressemblance avec la grande distribution, c’est la douchette de la banque de prêt. Et rien d’autre.
Voilà. J’arrête là, pour le moment. Je fais (encore?) partie de ceux qui ont envie de gueuler encore. Donc, on me lira encore. Mais je comprends Daniel, il m’arrive d’en avoir marre aussi!!!
Juste une précision:
ceux à qui cela s’adresse comprendront. Une citation de l’article de Daniel:

un blog s’ouvre en cinq minutes montre en main

PS: comme Daniel a fermé les commentaires sur son dernier billet, je tenais à lui dire ici que je regrette vraiment sa décision, car il avait sans aucun doute le blog le plus critique de la profession, celui où s’exprimait vraiment ce que pourrait être l’avenir de la profession s’il n’y avait pas tant de « mollesse » et de « surtout je ne prends pas de risque ». Merci Daniel.

Publicités

Responses

  1. Bonjour Alain,

    Tout d’abord, merci pour ta fraîcheur et ta vision du métier qui change de celle que l’on lit d’habitude sur les « biblioblogs ».
    J’ai découvert ce blog, il y a déjà quelques temps grâce à un billet où tu parlais des formations usagers et de l’implication des magasiniers dans cette tâche.

    Pour en revenir à ton propos, j’avoue que je ne sais pas trop quoi penser des « gens » qui « cataloguent » (sans jeu de mots…) et qui cantonnent leurs collègues dans des catégories (A, B ou C)…
    Il est vrai que, dans un premier temps, il est nécessaire de bien définir les différentes tâches des différents personnels, mais en même temps, pourquoi ne pas laisser s’exprimer les personnalités de chacun et profiter des différentes motivations et compétences ?
    Pour ma part, récemment lauréate du concours de BAS (et c’est donc un choix de travailler en bibliothèque) après plusieurs années d’expérience dans le privé (dans un autre domaine) et en petites Médiathèques en milieu rural, je découvre, non sans être perturbée, la grosse machine que peut être un SCD :
    Ici, les différentes catégories se cotoient assez simplement, plutôt amicalement même, pour certains…
    Mais lorsqu’il s’agit de bousculer un peu l’ordre établit en ce qui concerne les tâches, les postes de service public, de chacun, les portes se referment…
    Ce matin, encore, j’ai osé dire que j’aimerais bien « faire du prêt » de temps en temps (en dehors des permanences du samedi, où tout le monde fait de tout..).
    Et là, on m’a dit : « dit le pas trop… ça pourrait en choquer certains… si tu étais AB, peut-être… Mais tu es BAS… »

    De la même manière, un Bibliothécaire (un vrai, avec le conours et tout) m’a tenu un jour tout un discours sur le fait que chacun doive rester à sa place. Un magasinier qui veut faire du catalogage doit d’abord passer (et le réussir) le concours de BAS (même pas Assistant !) et donc suivre des cours pour le préparer !

    Enfin voilà, tout ça pour dire que les mentalités ne sont pas près de changer… Et qu’il faudrait que plus de voix s’élèvent à ce sujet.

    • Bonjour Cerise
      et merci de ton témoignage. Il y a trop de gens, trop de bibliothèques où les personnes font « corps » avec leur catégorie et « sous estime » les catégories « inférieures ». C’est regrettable et ce qui me fait peur, c’est que cela ne semble pas près d’évoluer
      bon courage et bonne continuation.
      Alain

  2. Certaines bibliothèques sont en train de fusionner les traditionnelles banques de prêt et de renseignements. Dans ce cas, tout le monde est amené à faire du prêt mais aussi à donner des renseignements, notamment sur la docelec. Cela nécessite que tout le monde soit formé, les A et B au prêt, les C aux renseignements. J’imagine qu’il faudra un peu de temps avant que ce soit parfaitement rodé mais je trouve que c’est une idée excellente.
    Personnellement j’ai eu la chance de me trouver assez souvent dans des établissements où nous étions polyvalents : j’ai fait du catalogage en étant magasinier et maintenant que je suis BAS, je fais régulièrement du prêt. Cela dit, je dois reconnaître qu’on est plus facilement multi-tâches dans une petite structure que dans une grosse bibliothèque où on croise des gens (avec badges, donc des des collègues) sans savoir de qui il s’agit.
    Pour moi nous sommes tous des bibliothécaires, n’en déplaise aux esprits chagrin 🙂

  3. Bonjour,

    À mes yeux, les distinctions existent plus entre les fonctions qu’entre les corps ou catégorie. Et ces fonctions dépendent fortement de la bibliothèque où elles s’exercent, des ses collections et publics, de son équipement, de ses moyens et de sa politique.

    Dans ma bib, il n’y a pas de magasins (tout est en libre-accès) ni de banque de prêt (grâce au RFID). En service public, les magasiniers font du renseignement bibliographique en banque d’accueil, et sont donc formés à l’utilisation des bases de données. Le même service public que les AB, les BAS, les bibs et les conservateurs. Le nombre d’heures de SP varie selon les fonctions, parce que certaines tâches internes non partagées sont plus gourmandes en heures. Mais le partage reste équilibré, pour que chacun conserve une véritable compétence opérationnelle. D’autant que le SP est considéré chez nous comme un aspect fondamental de notre mission, et même si c’est contraignant et que parfois on râle, en fait on aime bien ça.

    En interne, les fonctions donnent les responsabilités. C’est le responsable d’un fonds, chargé des acquisitions et du catalogage, qui va pointer la livraison de sa commande. Non pas parce que les magasiniers ne sauraient pas pointer un bon, mais parce qu’il doit vérifier la pertinence de ses acquisitions. Et comme c’est le bureau des mags qui centralise les flux (réception des livraisons du libraire, départs et retours relieur), il est vite saturé : quand ils demandent aux acquéreurs de venir pointer leurs bons, ceux-ci s’exécutent. Parce que les magasiniers sont responsables de la fluidité et de la rapidité du traitement matériel des collections.

    J’ai un ancien collègue mag principal à la BnF qui demande sa mutation vers une bib qui possède des fonds anciens. Ses compétences et son expérience quant à la préparation, l’organisation, l’encadrement et la réalisation de chantiers de magasinage de collections anciennes sont un argument de poids. Dans ces fonctions, il est très bon – et reconnu comme tel.

    Les fonctions ont tendance à se techniciser. Une bib qui veut être efficace a tout intérêt à responsabiliser ses agents, qu’ils sachent ce qu’ils font et pourquoi ils le font. Cette spécialisation des agents, bien plus par l’expérience et les formations pros que par la formation initiale, rend caduque les échelles de valeur fondées sur la catégorie ou le corps. Le boulot de l’équipe des périodiques et celui de l’équipe des plannings sont tellement différents qu’il serait absurde de tenter de les hiérarchiser. D’ailleurs, dans ma bib, malgré la taille modeste de l’équipe, c’est pas facile de connaître la catégorie ou le statut des agents.

    Ensuite, c’est le fonctionnement en bonne intelligence (et donc l’intelligence des décideurs) qui permet de tenir compte des arguments de chacun pour les questions transverses – la plupart des questions, en fait. Mais quand l’équipe sait pourquoi elle travaille, quand elle partage un but, y a pas de problème.

    Tout ça pour dire que oui, il reste des acharnés de la lutte des classes en bibliothèque, persuadés grosso-modo, selon leur catégorie, que les mags sont des fainéants alcooliques ou les conservateurs des pédants surpayés. Ces gens sont des ringards, et la plupart du temps incompétents (c’est pas leur faute, c’est uniquement dû à leur fermeture d’esprit qui les empêche d’évoluer). Mais faut faire avec, et essayer de bosser plutôt avec les très nombreux collègues qui s’intéressent plus à ce qu’on fait ensemble et pourquoi on le fait qu’au libellé de la fiche de paye de l’interlocuteur.

    Moi je suis particulièrement optimiste. Je suis un peu le seul en ce moment, mais je sais que ça ne va pas durer.

  4. EDIT : Ah ben nan, j’suis pas le seul optimiste (je savais bien que ça durerait pas)

  5. Merci à vous.
    D.

    • @ Daniel: je vous en prie, ce fut un réel plaisir de vous lire
      @akareup et liberlibri: j’ai du choisir la « mauvaise » bibliothèque!!!

      Mais faut faire avec, et essayer de bosser plutôt avec les très nombreux collègues qui s’intéressent plus à ce qu’on fait ensemble et pourquoi on le fait qu’au libellé de la fiche de paye de l’interlocuteur.

      ouais, ça limite beaucoup le nombre de personnes avec qui on va pouvoir travailler. Quant au libellé de la fiche de paye, c’est toujours malgré tout un élément de référence intéressant. Je sais que cela gêne beaucoup de gens de parler argent -nous sommes tellement au-dessus de tout cela…

      Contrairement à akareup, je ne suis pas optimiste. Je ne vois pas grand chose qui me permettrait de l’être. Mais je ne suis que magasinier, je n’ai pas forcément la bonne vue de l’ensemble…Je ne connais pas la bibliothèque où vous travaillez, mais à l’occasion j’essaierai de passer pour connaitre une bibliothèque où les personnes (décideurs et autres) sont intelligentes, et où il n’y a ni magasinier alcoolo et/ou conservateurs pédants surpayés. A un de ces jours, akareup!!!
      Continuer à écrire? Je ne sais pas. Quand je lis certaines remarques, je me demande si un magasinier a bien sa place dans une blogosphère professionnelle. A suivre.

  6. Et voila, on se prend pour un geek et on ne voit pas que les liens de son commentaire ont disparu. Je me permets de réécrire mon commentaire avec ses liens, à charge pour l’administrateur de supprimer la version précédente :

    J’ai traité la question de l’appellation de notre beau métier dans trois billets.
    Le premier du point de vue du lieu :
    http://infodocbib.free.fr/index.php/2010/12/bibliotheque-vs-mediatheque/

    Le deuxième du point de vue des non-fonctionnaires :
    http://infodocbib.free.fr/index.php/2011/03/lecon-n%c2%b07-vous-devrez-vous-battre-contre-l%e2%80%99image-de-votre-metier-2/

    Le troisième du point de vue des statutaires :
    http://infodocbib.free.fr/index.php/2011/03/lecon-n%c2%b07-vous-devrez-vous-battre-contre-l%e2%80%99image-de-votre-metier-3/

    Ce qui en ressort, c’est un beau méli-mélo (d’où la boîte de « Bibliotalgan 500mg »)

    Au moins pour le monde extérieur, l’appellation « Bibliothécaire » est simple à comprendre. Et entre professionnels, je suis partisan de ne donner des précisions que lorsque le thème l’exige… comme ici!

    Merci pour la citation de mon blog, et pour les précisions promises à la suite de mon commentaire. Elles sont justifiées dans l’ensemble.

    Enfin, moi aussi je regrette que Daniel Bourrion ait arrêté son blog.

  7. J’ai deux précisions à apporter à mon commentaire précédent :

    Rq 1 : Je citais, dans un de mes articles, un titre d’ouvrage qui me paraissait obscur, et je disais de manière ironique que si on comprenait ce titre, on pouvait peut-être aller faire un autre métier. C’était une erreur de ma part, parce qu’un commentaire m’a fait comprendre que mon ignorance était une ignorance de magasinier n’ayant pas fait de “vraies” études universitaires, alors qu’un A ou un B pouvait reconnaître d’entrée un ouvrage destiné au Licence 1 de sciences.
    Ma remarque ne visait pas l’ignorance du magasinier, mais pointait le fait que les études se révèlent parfois bieninutiles : je ne suis ni A, ni B, mais « bibliothécaire » en recherche d’emploi, en quête de concours et au RSA. Ca me fait une belle jambe de connaître la thermodynamique et la cinétique en chimie. Je serais mal venu de dénigrer telle ou telle catégorie de personnel, et cela n’est pas dans mon caractère. Je m’excuse si la remarque a paru blessante, ce n’était pas le but.

    Rq 2 : Ce sont d’abord les gens/Ce sont aussi les technologies/Vous devrez passer des diplômes/Vous devez aimer le changement/Vos passions peuvent vous servir
    Il s’agit d’un diaporama de Ned Potter http://infodocbib.free.fr/index.php/2011/01/pourquoi-travailler-dans-une-bibliotheque/, que je me suis contenté de traduire. Avec les images de la présentation, c’est plus parlant. Le document étant d’origine anglo-saxonne, on peut remplacer « diplômes » par « concours » pour l’adapter au cas français. Ce diaporama est un raccourci que les aspirants bibliothécaires devraient avoir à l’esprit : une bibliothèque, ce ne sont pas que des livres. Evidemment, le diaporama n’est pas parfait, mais constitue une bonne introduction pour eux, avant même de se demander s’ils deviendront A, B ou C, dans une BM ou un SCD, dans une grosse ou une petite structure. La jeune fille du billet d’origine qui aimait les livres est le profil type à qui s’adresse le diaporama.

    En conclusion, je vous encourage à continuer à écrire. Si quelqu’un qui participe au cancer de l’assistanat (Laurent Wauquiez) comme moi écrit sur les bibliothèques, un magasinier doit le faire aussi, ne serait-ce que pour rappeler aux autres la diversité des situations. C’est parce nous ne sommes pas des clones de Bertrand Calenge, dont j’apprécie beaucoup la qualité des articles, que notre point de vue compte. On peut paraphraser le slogan de France Inter : « lisez la différence ». Même l’amertume est bonne à dire :
    http://www.liberlibri.fr/2011/03/plan-de-vol/
    http://infodocbib.free.fr/index.php/2011/05/il-y-a-des-jours-ou-deleuze-parait-tellement-lointain/

    • Bonjour et merci de ces précisions.
      j’ai donc supprimé le commentaire sans lien
      en ce qui concerne le point Rq1, je ne m’étais pas senti blessé, mais je ne l’avais pas compris de la façon dont vous l’expliquez maintenant. Comme me dit souvent ma femme, l’important n’est pas forcément ce que tu dis (ou écris) mais la façon dont l’autre le comprend.
      ne soyez pas inquiet, je continuerai à écrire, tant que je le pourrai. Même si c’est parfois regrettable, l’amertume est non seulement bonne à dire, mais il est essentiel à mes yeux de la dire.
      Cordialement
      Alain Carré

  8. […] évoquent bien le “bureau des bibliothécaires”, mais c’est sans doute par abus de langage. Ah ben si, il y a moi, en fait, et puis la directrice. Simplement, on ne fait pas de service […]


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :