Publié par : kantreadenn | 7 février 2012

Le changement est notre force vitale…


…la stagnation notre glas.*

Mardi, 16h30, je suis en service public depuis 1 heure et c’est la 3ème fois aujourd’hui, pénurie ponctuelle de personnel oblige. Et depuis ce matin, je rumine cette question qui me revient depuis quelque temps déjà:

pourquoi persiste-t-on à mettre un coup de tampon à la fin des livres pour indiquer la date de retour?

Je sais que les habitudes ne disparaissent pas comme cela, mais il y a quelques années, nous avons réussi à passer des enregistrements papier des prêts  à l’enregistrement informatique, pourquoi aujourd’hui ne pourrions-nous abandonner cette pratique totalement désuète? Qui nous oblige à coller à la fin de l’ouvrage, une fiche pour tamponner. et que nous tamponnons, encore et encore. Sur certaines, il y a tellement de dates, et dans un tel désordre, qu’il est quasi impossible de trouver la bonne. Et parfois la fiche est pliée, pour tamponner au dos…

Elle avait un sens avant que nous n’ayons un site dédié. Depuis quelques années, c’est le cas, et tout inscrit peut, en se connectant, connaitre l’état de son compte:

nombre de documents empruntés

dates de retours

retard éventuel

Il suffirait de faire une information forte, et très vite ils prendraient l’habitude. Il est tout de même remarquable de constater que nombre des lecteurs ne savent pas à quoi correspond ce coup de tampon que nous mettons à la fin des livres. Et il est tout aussi remarquable de constater que nous n’en mettons pas sur les périodiques. Pourquoi? Bonne question…

Cela présenterait un intérêt complémentaire: il leur faudrait aller régulièrement sur notre site internet. Pour nous, ce ne sera pas une mauvaise opération, parce qu’il finirait bien par nous faire savoir qu’il est…comment dire…? Ils sauraient bien nous dire. Et nous aurions une augmentation des statistiques de fréquentation de notre site web!

Mais que de pesanteur, que d’habitudes à modifier…

*David M. Ogilvy

Publicités

Responses

  1. Je me pose la même question lorsque je mets ces satanés tampons à la fin des livres. Certains collègues disent que c’est le tampon qui fait foi à la fin des livres mais je me dis qu’un usager malin pourrait tout aussi bien mettre un coup de tampon à une date ultérieure pour ne pas avoir de problème…
    Vraiment d’accord que le site devrait désormais se substituer aux fiches papier.

  2. Quand j’étais en BM de campagne, on ne tamponnait pas, sauf sur demande du lecteur. (Et sur certains mangas c’était vraiment pas utile vu qu’ils revenaient le lendemain)
    Dans mon souvenir quand j’étais petit la bibliothèque où j’allais mettais les dates sur des marques pages (en papiers et impr. en n. et b.)

    • @ grepauly et liberlibri:
      en 1976, on tamponnait aussi, mais c’était 1976 bon sang!!! Le siècle à 11 ans et nous en sommes encore là!
      Alain

  3. Je ne pensais même pas qu’une telle vieillerie ait pu passer le cap du millénaire, même dans notre beau pays.
    Mais c’est un peu comme, à l’entrée-inventaire, le coup de tampon page 99,199, 299 et celui sur la tranche (3 plutôt qu’un) : ça permet de s’accrocher à une certaine et rassurante continuité, dans un monde qui bouge un poil trop vite. Je crois même qu’il y a des collègues qui mettent à jour leurs vieil inventaire papier quand ils désherbent un bouquin « d’avant » (l’informatisation).
    Mais votre billet me donne à réfléchir sur nos propres pratiques : quelle utilité de maintenir la solution alternative que j’avais fait adopter au moment de la première informatisation de la BU (il y a 20 ans ..), et toujours en fonction : le « ticket de prêt » sur mini-imprimante à aiguilles ?
    Y renoncer obligerait peut-être, en prime, les collègues de prêt et/ou accueil à informer systématiquement les emprunteurs de l ‘existence d’un catalogue web (si, si, je vous jure !) dans lequel ils ont un compte personnel consultable du monde entier…

    • Bonsoir et merci de ce commentaire

      qui mettent à jour leurs vieil inventaire papier quand ils désherbent un bouquin “d’avant”

      mais on le fait, nous!!! Et on met le tampon BU CHY sur chaque tranche, plus sur les pages x, y…, et au début et à la fin. Plus l’antivol, etc…
      on a passé le cap du millénaire, mais c’est sans doute un des seuls que l’on ait passé dans nos BU
      Alain

  4. C’est une pratique en voie de disparition de ce côté-ci de l’Atlantique, la plupart du temps c’est un reçu de prêt imprimé facultatif (« Voulez-vous le reçu?).
    Mais je dois avouer que lors du déserbage, c’était bien utile. Maintenant il faut aller à un poste informatique pour voir si le document a été prêté récemment. Et non, je ne préconise pas de revenir aux dates tamponnées seulement pour ça!

  5. Pour le désherbage, en ce qui concerne le fonds pour lequel je suis acquéreur, je pars en rayon avec une liste, triée par cotes bien sûr, où figurent les informations utiles de « vie » du document : nombre de prêts (depuis le changement de SIGB en 2006) et date du dernier prêt depuis la première informatisation, hors Mobibop 😉
    En fait, je pré-décide sur liste, et je prends la décision finale livre en mains. La problématique du désherbage, en dehors du temps qu’il prend, se concentre alors sur l’adaptation des critères de sélection définis a priori.

  6. En raisonnant juste sur l’utilité pour le lecteur, il me semble que le tampon reste plus pratique car la date de retour est « attachée matériellement » au document et donc très facilement consultable.
    Un ticket imprimé se perd trop facilement, pareil quand le tampon est sur un marque-page (surtout lorsqu’il est moche)
    Le problème du compte lecteur, c’est qu’il faut faire un effort supplémentaire pour aller le consulter. Rien d’insurmontable dans l’absolu bien sûr mais l’information (date de retour) me paraît moins accessible.
    Par contre, pour ce qui est du désherbage, cela ne me paraît pas essentiel. Le SIGB peut fournir les stats de prêt.

  7. Je suggère d’escamoter discrètement les tampons tôt un matin, et le problème sera résolu.
    Plus sérieusement, il suffit de le faire. Tout le monde râle (les collègues, les étudiants, qui vont même protester dans le cahier de suggestion) et puis après 15 jours c’est réglé et on n’en parle plus.

    Ca demande aussi de dédramatiser les retours en retard, hein, et d’autoriser tous les collègues à enlever les suspensions.

    • Bonjour Amélie
      Ah ça pour râler, ça va râler!!! non, non, il faut faire un groupe d’études, bien y réfléchir, voir les tenants et les aboutissants, comparer les avantages et les inconvénients, et puis ensuite, si jamais la décision est prise, commencer en début d’année universitaire pour ne as perturber les lecteurs. Ouh la la, mais vous travaillez où, vous?
      autoriser tous les collègues à enlever les suspensions!!! et puis quoi encore? que tout le monde ait les mêmes droits, aussi? Oh!!!
      Ah, dédramatiser les jours de retard, voilà une idée qu’elle me parait bonne.
      Ah, mais vous êtes responsable, vous!!! Voilà, voilà. Vous, vous pouvez le faire.
      Allez, merci de votre lecture, et votre commentaire qui me permet de voir que tout n’est pas pareil partout.
      Alain


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :