Publié par : kantreadenn | 19 septembre 2014

formez, formez…


il en restera toujours quelque chose! -enfin, on espère…

depuis longtemps, je souhaitais faire de la formation aux usagers, mais cela n’avait pas été possible, pour des raisons plus qu’indépendantes de ma volonté.

Mais me voici devenu BAS, et par la grâce -ô miracle!- d’une journée passée à l’URFIST de Lyon, capable de faire de la formation. Merci URFIST et promotion! Enfin, ce qu’ici on appelle de la formation aux usagers. C’est-à-dire en réalité une présentation de la BU et des -ouvrez les guillemets- « outils documentaires » -fermez les guillemets- mis à la disposition des lecteurs.

Nanti de ce nouveau pouvoir, j’ai assisté à 3 formations données par un de mes collègues BAS, j’ai assisté à la 1ère partie du stage de l’URFIST « la boîte à outils du nouveau formateur » -très bien fait, soit dit en passant- me suis préparé un fil conducteur personnel, pris quelques documents, et cet après-midi, me voilà lancé dans le grand bain, avec un groupe d’étudiants inscrits en 1ere année de licence technique.

Pour faire court, cela s’est très bien passé. Un peu court par rapport à mon collègue, mais la gestion du temps les 1ères fois n’est pas ce qu’il y a de plus facile, tout le monde le sait- et comme j’ai fait passer toutes les infos que je souhaitais faire passer! Et comme j’avais un groupe sympa, relativement intéressé, je leur ai demandé ce qu’ils en avaient pensé. Leurs réponses ont été plutôt bienveillantes, il n’y en a qu’un qui a dormi, donc j’en conclus que je n’étais pas trop inintéressant!

Mais le vrai sujet de cet article n’est pas la séance en elle-même, mais ce qu’elle contient. Quoi que puissent en dire mes collègues BAS, nous ne faisons pas là de la formation au sens propre du terme. Nous ne formons pas des utilisateurs à une technique de recherche documentaire, nous leur faisons découvrir un domaine qu’ils ne connaissent pas, des outils dont ils ne se sont jamais servis -ou presque- en résumé nous leur faisons une présentation.

Ce qui à mon humble avis, ne nécessite d’aptitudes particulières, hormis être capable de s’exprimer en public, et bien sûr de connaître les outils que l’on présente -ce qui est le cas de la plupart des collègues travaillant en BU.

Alors -questionnez-vous, très intrigué(e)- pourquoi ces séances sont-elles réservées au BAS? ah, ah, bonne question, je vous en remercie.

  • Parce que l’on considère que les magasiniers n’en sont pas capables, pour des raisons diverses et variées?
  • Parce que l’on considère que c’est le domaine réservé des A/B, et surtout des B?
  • Parce que permettre aux C de faire de telles séances pourrait faire croire que leur expérience, leurs connaissances, les mettent à égalité avec les BAS sur un grand nombre de domaines professionnels?
  • Parce que ce n’est pas le peine que les BAS passent un diplôme si c’est pour que ceux qui ne l’ont pas fassent la même chose?

Je vous laisse choisir la ou les réponses qui vous conviennent -en fonction par exemple de votre situation professionnelle- vous pouvez comenter pour nous dire comment cela se passe dans votre bibliothèque.

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Responses

  1. Intéressante, cette dichotomie présentation / formation. Vos étudiants auront-ils l’occasion d’être véritablement formés plus avant, maintenant qu’ils ont découvert les ressources que vous leur avez présentées ?

    • Merci de votre réaction.
      Pour répondre à votre question: non, bien sûr, à part quelques uns dont les enseignementsants tiennent à une deuxième séance avec des exercices que nous leur proposons. Les autres ne nous reverront que s’ils viennent à la BU et nous croisent.
      Cordialement, Alain

  2. Quand j’étais responsable des formations aux étudiants dans ma BU (j’étais moi-même BAS à l’époque), je me suis battue pour que les collègues magasiniers puissent participer aux présentations de la BU, qui ne sont pas des formations, nous sommes d’accord. Une fois emportée l’adhésion de la tutelle, il a fallu convaincre les collègues C, dont beaucoup se mettaient en retrait, ne se jugeant pas capables. Quelques-uns ont assuré des présentations, j’espérais que leur implication ferait boule de neige mais je suis partie trop tôt pour le savoir.

    Quelques SCD ont recours aux magasiniers pour leurs présentations/visites, ils ne sont pas très nombreuses mais ils existent. J’espère comme toi qu’ils seront de plus en plus nombreux.

    • Merci de ce commentaire. Effectivement, ce serait bien qu’ils soient de + en + nombreux, mais ne serait-ce pas pour cela que ça s’appelle « formation »? Les mags pourraient faire de la présentation mais pas de la formation?
      à suivre
      Alain


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